
L’intérieur et l’extérieur : où se cache la vérité ?
Nous vivons souvent à l’envers.
Nous ne considérons pas notre intérieur, et nous le nions par toutes sortes de techniques d’évitement :
-
se réfugier dans le travail,
-
compenser avec la nourriture, l’alcool ou les écrans,
-
courir après des distractions pour ne pas ressentir,
-
ou encore se convaincre que « ce n’est pas si grave ».
Et en même temps, nous considérons comme une vérité absolue ce qui se passe à l’extérieur de nous : une critique, un succès, un échec, un regard. Nous leur donnons le pouvoir de définir qui nous sommes.
C’est exactement cela qui nous rend malades.
Car en réalité, c’est l’inverse qui rend la vie sereine et nous ramène vers l’équilibre : donner toute sa valeur à l’intérieur, et relativiser l’extérieur.
L’extérieur : un décor trompeur
Prenons un exemple : au travail, une remarque négative tombe.
-
Côté extérieur : la critique existe, c’est un fait.
-
Côté intérieur : ce qu’elle provoque en nous – colère, honte, tristesse – voilà la vraie expérience.
Deux personnes peuvent entendre la même phrase. L’une restera touchée profondément, l’autre la laissera glisser.
Preuve que ce n’est pas l’extérieur qui est « vérité », mais bien l’intérieur qui donne sens.
Besoin ou désir ?
Nous souffrons aussi d’une confusion : celle entre besoin et désir.
-
Le besoin est intérieur : besoin de sécurité, de reconnaissance, d’amour.
-
Le désir se projette vers l’extérieur : un nouvel objet, une promotion, une validation.
Quand nous croyons que le désir extérieur viendra combler le besoin intérieur, nous tombons dans l’illusion.
Exemple : croire que « si j’ai cette voiture, je serai enfin heureux ». Le besoin de reconnaissance ou de liberté n’est pas nourri par l’objet, mais par l’attention portée à soi.
La vérité des émotions
Nos émotions ne sont pas des ennemis, mais des guides.
Elles signalent nos besoins :
-
La colère exprime un besoin de respect ou de justice.
-
La tristesse révèle un besoin de lien ou d’amour.
-
La peur pointe un besoin de sécurité.
Les ignorer, c’est comme couper le fil d’une alarme. Elles reviendront plus fort, jusqu’à ce qu’on les écoute.
Chacun sa perception
Nous croyons souvent que l’extérieur est une vérité universelle. Pourtant, il n’existe pas de perception identique.
Un même coucher de soleil :
-
l’un y voit la beauté et l’apaisement,
-
l’autre y ressent solitude et manque,
-
un troisième se concentre sur les moustiques.
L’extérieur est identique, mais l’intérieur transforme totalement l’expérience.
Retrouver la sérénité
Le chemin est donc clair :
-
Revenir à soi.
-
Reconnaître et accueillir ce qui se vit à l’intérieur.
-
Voir l’extérieur pour ce qu’il est : un décor, parfois stimulant, parfois décevant, mais jamais la vérité ultime.
La vie ne se joue pas dehors.
Elle se vit ici, à l’intérieur, là où réside la seule vérité capable de nous ramener vers l’équilibre et la sérénité.
